Chaos

This is an annoying tradition. Every summer on radio, people can’t stop bashing about construction work.

True it seems like there’s roadwork everywhere. And yes it certainly disrupts the daily lives of many ulcerated citizens, many of whom try to vent their frustration on talk-radio. People harshly complain because they obviously don’t perceive the benefits stemming from all this chaos. Yet construction (despite the chaos it brings) benefits everyone.

Take for example the U.S. economy. It has been suffering greatly since 2008 because of lack of construction. This should be food for taught to many.

Organizations must constantly improve their systems in order to succeed. This applies to the office. To any Public Authority. This even applies at home. Truth : responsible managers are not afraid of chaos. They know that chaos leads to improvement and progress. Let’s stop blaming them for taking action.

One cannot complain for the pot-holes in the outdated road infrastructure or a company’s IT systems or even the family porch, without accepting the temporary inconvenience arising from the move towards “better”.

So decision-makers, be brave.

Instead of continually apologizing for the inconvenience, spread instead your gratitude for the opportunity given to you to improve the lives of those around. In fact, the best way to soften their pill, is to disseminate all possible information about the future benefits of the project.

Users, stay positive and proactive.

Get informed. Plan accordingly. Imagine the beauty of the future public square downtown. Think of the new technological tool that will make your work easier. Envision sweet summer evenings in good company on your new veranda…

No doubt that improvement requires effort. But in the end chaos is positive. Chaos leads to progress. Chaos can lead to better.

Being there

It’s all about being there. Over there. Away from our desk. Where the action is. Where people – colleagues & clients- take critical action about their business (and ultimately about our revenue) every day.

Seriously, how many managers and procurement specialists out there make crucial buying decisions without even talking to end-users, never mind spending time with them to learn about their pains & challenges? How many of you?

In fact, many will pride themselves on making huge last minute price reduction from their vendors. But who cares really, in the end, if they have prevented the organisation from making even greater gains because they totally missed the boat?

On the other hand, Sales People might not be better at assessing the “here and now”. Simple question: how much of your prospects’ business have you actually observed, in situ, during your last sales cycles?

Business today should be In Situ. In Situ observation because it’s about grasping what is really going on in the field.

Don’t be afraid. Metrics can be put aside for a minute, even for a few hours. For once, just look at how humans perform their tasks or behave. Observe, engage, see for yourself. All the Business Intelligence in the world is useless without context or meaning. In other words, BI is BS if it is disconnected from the field or from people.

I think being connected in situ is the only way to make a difference in today’s world. This is the philosophy that has always guided me in the world of media (I have been a journalist for 20 years before going in sales in 2005). That sense of purpose still inspires me every day. And guess what? It works for reporters, for photographers, for business analysts, for managers… and Chief Sales Officers.

That’s why I call my blog In Situ

Pou sinkan ou Haïti prise 2

J’avais assisté à la glorieuse montée d’Aristide en 1991. Et sans le savoir quand je suis revenu en février 2004, comme photographe cette fois, j’allais maintenant témoigner de la chute du président. Treize ans après mon premier passage, le prêtre salésien était devenu millionnaire. Haïti, prise 2.

La crise avait débuté en décembre dans les universités. Violence, attaques, règlements de comptes mortels étaient monnaie courante. Des insurgés avaient formé une armée de guérilla, bien repliée dans le centre du pays.

Dans le bidonville de Cité-Soleil, les opposants d’Aristide l’accusaient de «subventionner» les Chimères, ces jeunes truands qui terrorisaient la capitale et qui avaient pris le contrôle du bidonville de Cité-Soleil, où les enfants agissaient comme de véritables soldats, revolver bien en vue, pour indiquer qui est en charge de la zone.

Tous les ingrédients étaient réunis pour que le pays n’éclate à nouveau. J’ai passé un mois et demi en Haïti en 2004 et parcouru plusieurs régions du pays. Je voyageais avec Marie-Claude Malboeuf, journaliste à La Presse. Plusieurs de mes photos ont illustré ses reportages.

À la fin de notre séjour, alors que nous étions évacués de Port-au-Prince sur un Hercule de l’armée canadienne, les rebelles avaient repris le contrôle de la capitale et festoyaient dans les hôtels de Pétionville, armés jusqu’aux dents. Jean-Bertrand Aristide avait quitté le pays deux jours plus tôt sous les pressions de la France, du Canada et des États-Unis, bien escorté par l’armée américaine jusqu’en Centrafrique.

Ingrid Bétancourt

J’ai senti un malaise et une drôle de proximité avec la franco-colombienne Ingrid Bétancourt en lisant son récit autobiographique «Même le silence a une fin», paru aux Éditions Gallimard. Elle raconte le contexte dans lequel sa deuxième preuve de vie a été captée, puis transmise aux autorités colombiennes et expose comment elle a pris connaissance de certains faits, durant sa captivité, par le biais de la radio de Radio-Canada.

«Un jour vers quatre heures de l’après-midi, alors que je jouais avec un poste de radio que Joaquin m’avait apporté en cadeau lors de l’un de ses visites précédentes, je captai, par hasard, sur ondes courtes, les informations de Radio-Canada. (…)

Pour l’heure j’étais à la joie d’avoir découvert Radio-Canada, et d’entendre parler français.

Mais mon plaisir se transforma en épouvante lorsque, à propos d’otages colombiens qui avaient été massacrés par les FARC, j’entendis prononcer mon nom. Je ne savais pas de quoi ils parlaient mais je restai pétrifiée, le poste collé à l’oreille, essayant de comprendre, avec l’angoisse qu’une mauvaise manipulation du poste n’aille me faire perdre ma faible réception du programme. Je ne voulais surtout pas rater la suite du bulletin d’informations. Quelques minutes après, ils répétèrent l’intégralité de la dépêche, et je découvris avec horreur que Gaviria et Echeverri venaient d’être assassinés».

INGRID BÉTANCOURT

Je ne peux m’empêcher de penser qu’à cette époque, j’ai bel et bien présenté des nouvelles concernant cette preuve de vie dans le cadre des bulletins nationaux et internationaux de la radio de Radio-Canada, qui étaient relayés par RCI. Et si c’était le son de ma voix, qui lui avait apporté réconfort puis désarroi, dans le fin fonds de sa prison amazonienne?

Barbeau-Images

Barbeau-Images (2000-2005)L’idée de lancer ma propre entreprise de photojournalisme est née lors d’un voyage en Équateur en 1999. Les images de la crise des autochtones Qechua que je rapportais chez moi méritaient d’être vues; l’histoire de ce petit pays d’Amérique du Sud méritait d’être racontée et partagée. L’arrivée de l’internet permettait de numériser les négatifs et de faire circuler les images partout dans le monde.

L’aventure photo a duré cinq ans à partir de ce 12 janvier 2000, date à laquelle Le Devoir a publié ma photo équatorienne. J’ai fait une multitude de premières pages par la suite, publié dans des publications prestigieuses comme l’Actualité, La Presse, Québec Science, Philadelphia Inquirer. J’ai voyagé en faisant des images, notamment en Haĩti où je suis retourné en 2004 comme photographe de presse. Mon reportage-photo dans le magazine de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec était finaliste aux Grands prix du magazine québécois en 2005.

L’arrivée des appareils numériques performants vers 2003-2004 a complètement tué le modèle des agences de stock (ou images d’archive). La prolifération d’images gratuites rendait les banques d’images non viables. En 2005, j’ai confié mes droits à l’Agence Alpha-Presse.

À mon retour d’Haïti en 2004, j’ai aussi été souvent invité comme conférencier dans les clubs photo pour parler du journalisme par l’image.

La Facture

Après deux ans comme journaliste d’enquête à la radio, je suis débarqué à l’émission de télévision La Facture en 1996. À l’époque, l’émission était animée par Gilles Gougeon qui en avait élaboré le concept un an plus tôt avec Lucie Gagnon. L’émission à l’époque, attirait un auditoire d’un million de spectateurs assidus tous les mardis soirs.

À La Facture, notre rôle était simple: il fallait poursuivre les méchants fraudeurs ou confronter les institutions qui abusaient de leur pouvoir. L’émission a reçu au fil des ans une multitude de prix Gémeaux.

Tout compte fait

J’ai réalisé plus de 200 enquêtes de consommation à l’émission Tout compte fait depuis Québec entre 1994 et 1996. L’émission quotidienne d’une demi-heure était diffusée à 9h08 sur tout le réseau québécois et elle était animée par Jean Racine.

Je suis particulièrement fier de mon enquête sur les huissiers de justice, qui a mené à l’instigation d’un ordre professionnel des huissiers par le ministre de la Justice de l’époque, Paul Bégin, en 1995. Quelle ne fût pas ma surprise quand son attachée de presse m’a contacté pour me laisser savoir que le Procureur général du Québec avait une annonce exclusive à me faire!

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Kurt Cobain

Le suicide du chanteur de Nirvana a été l’incident le plus bouleversant de mon travail de correspondant à Vancouver.

Le 8 avril 1994, Kurt Cobain s’enlève la vie dans sa demeure de Seattle. À l’annonce de la tragique nouvelle, j’ai ressenti un immense besoin de témoigner. Sa mort violente plongeait la génération des baby-boomers dans l’embarras: qui est ce groupe appelé Nirvana? C’est quoi le grunge? Le weekend d’après, je me suis rendu à Seattle pour raconter l’histoire de ce mouvement. Le grand reportage radio de 12 minutes a été présenté à l’émission Dimanche Magazine, animée à l’époque par Michel Peland.

Pour moi, le disque Nevermind représentait des tonnes de souvenirs de l’époque où je dirigeais le Montréal Campus, le journal étudiant de l’UQAM. En 1991, le mythique album venait de sortir et on refaisait jouer inlassablement la cassette (oui, une cassette!) pendant les sprints de bouclage du journal.

Seul bon côté de toute cette histoire, en réalisant ce reportage, j’ai retrouvé Benoît Dufresne, un ancen animateur de CHOM qui avait fait découvrir tellement de musique émergente à bien des adolescents de mon âge. En cherchant un expert francophone capable de parler du grunge, j’étais tombé sur le légendaire Dufresne, qui s’était exilé en Colombie-Britannique pour diriger la programmation de CFMI, une station rock de Vancouver.

Monsieur le Premier ministre

Le premier sommet de la zone économique Asie-Pacifique (APEC) a eu lieu dans la région de Seattle en novembre 1993. J’ai couvert l’événement pour l’émission “Les Affaires et la vie” et présenté un reportage en direct le dimanche matin.

Le Sommet de Seattle fût aussi le lieu de la toute première rencontre en tête-à-tête entre Jean Chrétien et Bill Clinton. Après leur réunion, des dizaines de journalistes canadiens s’agglutinaient autour du nouveau premier ministre canadien pour savoir comment s’était déroulé cette première rencontre avec le président américain. «Monsieur Chrétien! Monsieur Chrétien», lançaient-ils tous. Aucune réponse de la part du petit gars de Shawinigan. Jusqu’à ce qu’un grand gringalet de Radio-Canada lui lance: «Monsieur le premier ministre…»

Le nouveau premier ministre s’est immédiatement tourné vers moi et j’ai monopolisé le scrum pendant cinq bonnes minutes… Un peu frustrés, mes collègues de la presse parlementaire m’ont par la suite reproché de n’avoir parlé que de coopération économique avec l’Asie, alors qu’ils souhaitaient entendre Monsieur Chrétien parler de sa rencontre avec Bill Clinton.

Tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à s’adresser à lui avec plus de décorum…